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Questions · toutes les questions

Que peut dire un médecin sur son site internet ?

Depuis le 25 décembre 2020, un médecin est libre de communiquer sur son site des informations qui contribuent au libre choix du patient : ses compétences et pratiques, son parcours, ses conditions d’exercice (article R. 4127-⁠19-⁠1 du code de la santé publique). Trois choses lui sont interdites : faire appel à des témoignages de tiers, se comparer à d’autres médecins ou établissements, inciter à des soins inutiles. Une chose lui est imposée : y inclure ses honoraires, ses modes de paiement et ses obligations d’accès aux soins (article R. 4127-⁠53). Et il ne peut obtenir, contre paiement ou autrement, aucun référencement qui le fasse apparaître en priorité dans les résultats de recherche (article R. 4127-⁠80).

Votre cas précis se vérifie : le relevé gratuit — avant tout devis.

Ce que le code de déontologie a ouvert

Jusqu’au 25 décembre 2020, l’article R. 4127-⁠19 interdisait « tous procédés directs ou indirects de publicité » ; le décret du 22 décembre 2020 a remplacé l’interdiction par une liberté encadrée. Un site de cabinet peut présenter les actes habituellement pratiqués, une orientation particulière dans le cadre de sa discipline, les titres et diplômes reconnus par le conseil national de l’Ordre, les horaires, l’accès, la téléconsultation, la prise de rendez-vous — et doit présenter le secteur conventionnel, des fourchettes d’honoraires, les modes de paiement acceptés et le tiers payant dû à certains patients.

Ce qui reste fermé

Aucun avis ni témoignage de patient, aucune photo avant / après qui promette un résultat, aucune comparaison de tarifs, de délais ou d’actes, aucune mention qui valorise ses résultats ou affirme n’avoir jamais eu de plainte. Aucun titre absent de la liste reconnue, aucune pratique non éprouvée. Et aucun procédé de mise en avant dans les moteurs de recherche — l’Ordre l’étend aux hashtags de visibilité.

Le code a été refondu par le décret du 27 juillet 2026 ; ces règles-là n’ont pas changé, mais le médecin doit désormais faire cesser tout usage commercial de son nom (article R. 4127-⁠20) et garantir la confidentialité des données de santé dans tout outil numérique (article R. 4127-⁠13-⁠1).

Notre place, précisément

Nous ne sommes pas médecins. Le contenu médical vous appartient : nous écrivons avec vous, nous signalons ce qui nous paraît discutable, et nous ne cherchons jamais à vous faire apparaître devant les autres — le code vous l’interdit.

Pour un cabinet, tout commence par la conception — structure, mentions, honoraires — puis vit dans le suivi, qui tient les pages exactes et datées. Les six règles qui s’appliquent à un site de médecin, et la manière dont nous les tenons, sont sur la page consacrée aux médecins.

Autres questions : Et pour un cabinet d’expertise comptable ? · Suis-je propriétaire de mon site ?

Une situation particulière ?

Décrivez-la en quelques lignes — réponse sous deux jours ouvrés, et un avis franc, y compris quand la réponse est que tout va bien.